Que nous réserve-t-il le Malus 2020 ?

Que nous réserve-t-il le Malus 2020 ?

Fraîchement voté par l’Assemblée Nationale dans le cadre de projet de loi de Finance pour 2020, le nouveau malus écologique prendra effet dès le début de l’année. Pour faire simple, disons que celui-ci s’endurcit pour favoriser l’utilisation des voitures écologiques. Nous vous dévoilons tout sur les détails du Malus 2020.

Les barèmes du Malus 2020

Le Malus 2020 sera composé de deux grilles bien distinctes. La première appliquée du 1er janvier 2020 au 31 mai 2020 et la deuxième du 1er juin au 31 décembre.

La première grille du Malus 2020

Ce barème de malus prend effet durant la première moitié de l’année 2020. Il est basé principalement sur le taux d’émission de CO₂, qui est calculé à partir des normes NEDC. On remarque une légère baisse sur le seuil de déclenchement. En effet, le malus commence à 110 g/km de gaz carbonique. Or, cette année, c’est 117 g/km. Le montant du malus le plus bas va de 35 à 50 €. Pour y voir plus clair, en voici exemples concrets :

·         110 g/km : un malus de 50 € à majorer sur le prix d’achat de la voiture

·         130 g/km : un malus de 818 €

·         140 g/km : 1901 €

·         150 g/km : 3784 €

·         165 g/km : 8671 €.

Sachez que le montant de malus le plus élevé est 12 500 €, qui concerne les automobiles affichant une émission de CO₂ de 172 g/km.

La deuxième grille du Malus 2020

Elle entre vigueur à partir du 1er juin 2020. Le taux d’émission de CO₂ est évalué selon la norme WLTP. À titre d’information, le calcul du WLTP rapproche plus de la réalité que celui du NEDC. Le seuil de déclenchement de ce deuxième barème est de 138 g/km. Comme dans la première tranche, le montant du malus commence à 50 €.

·         138 g/km : un malus de 50 €

·         160 g/km : 983 €

·         170 g/km : 2 205 €

·         180 € : 4 279 €

·         190 g/km : 7 462 €.

Un bonus maximum de 12 500 € est en vue.

Les marques automobiles les plus malussées

Bien des marques automobiles seront touchées par ces nouveaux barèmes de malus malgré les efforts écologiques qu’elles ont entrepris. Chez Opel, 85 % des voitures seront malussées en dessous de 1000 €. Dacia écopera un malus faible de 50 à 983 € sur 77 % de ses automobiles. Il en est de même pour la marque Renault sur 57 % de ses voitures tous modèles confondus.

Les malus les plus élevés sont à constater chez les enseignes allemandes, à savoir BMW, Mercedes et Audi. 30 à 40 % de leur production seront majorées de plus de 1 000 € avec une émission de CO₂ minimale de 133 g/km. Mazda, Land Rover, Jaguar, Alfa Romeo et Porsche se trouvent également dans cette liste.

Bref, le Malus 2020 s’annonce sévère pour les marques automobiles. Pourtant, cette prise de décision va être bénéfique à notre écologie. Les voitures hybrides et électriques sont à privilégier.

Pollution : doit-on bannir les SUV des centres villes ?

Pollution : doit-on bannir les SUV des centres villes ?

Ces nouvelles voitures au style de 4×4 appelées SUV envahissent les villes. Avec leur allure sportive tout en conjuguant classe et confort, ils attirent de plus en plus d’utilisateurs. Malheureusement, ils ont de considérables impacts sur l’environnement. Doit-on arrêter l’utilisation de ces voitures affichant un fort taux d’émission de CO₂ dans les centres villes ? Focus sur le sujet.

SUV : un type de voiture qui connaît une fulgurante explosion

En 2010, on a recensé environ 35 millions de SUV qui circulent dans le monde. Ce chiffre a été multiplié par 6 cette année pour culminer à plus de 200 millions. Selon le journal Le Parisien, plus de 600 000 SUV roulent dans les rues et sur les routes françaises.

Cette fulgurante ruée vers ce type de véhicule est sûrement due au niveau de confort et à la sécurité qu’il offre. Pourtant, il s’agit d’une des automobiles les plus lourdes et les moins aérodynamiques du marché, mais les plus utilisées. Sachez qu’un SUV consomme à peu près ¼ d’énergie plus que les voitures de la même taille que lui. Peu sont les modèles de SUV qui appartiennent aux catégories de véhicules peu polluants (A et B). En effet, ils sont disponibles en grand nombre plutôt dans les catégories C à F. Ces dernières sont réputées pour une forte émission de CO₂ de 121 à 250 g/km.

SUV : véhicule polluant et gourmand

Entre 2010 et 2018, les SUV ont été considérés comme une des principales sources de pollution de l’air après le secteur de l’énergie. Ils sont suivis de près par l’industrie lourde produisant le fer, l’acier, l’aluminium et le ciment. Viennent ensuite les camions, les navires et les avions.

Nombreuses études ont confirmé que la hausse de demande en pétrole est due en grande partie au succès de l’industrie des SUV. L’AIE arrive même à projeter que si la situation ne change pas, la consommation mondiale de pétrole augmentera de 2 millions de barils/jour à cause de l’utilisation des SUV d’ici 2040 .

Les solutions entreprises pour réduire la pollution causée par les SUV

Pour pallier ce problème de pollution engendré par les SUV, les Autorités misent sur la sensibilisation des citoyens. Pour ce faire, les marques et les distributeurs de voitures sont amenés à multiplier leurs efforts publicitaires en faveur des produits les plus respectueux de l’environnement. Il revient alors aux acheteurs de faire un choix « écologique ».

Bien des constructeurs automobiles proposent désormais de véhicules hybrides. C’est un type motorisation de voiture qui dispose d’un moteur électrique en complément avec un moteur à combustion. Certes, cela réduit en partie l’émission de CO₂, mais la solution est loin d’être pérenne. Désormais, tout un panel de SUV entièrement électriques est proposé par les marques de voitures françaises, allemandes, asiatiques, américaines…

Il est incontestable que les SUV figurent les principaux responsables de la pollution dans les centres villes. Pour diminuer l’émission de CO₂ en milieu urbain, le mieux serait de prioriser les SUV hybrides et électriques.